BO NINGEN = loud as fuck
Bo Ningen, c'est quatre japonais exilés à Londres, quatre mordus de hardcore/sludge/psyché (Melt Banana meets Acid Mothers Temple ?), quatre sales gosses qui jouent vraiment à burnes. Les cons.
Mais au risque de me faire l'avocat du diable, c'est plutôt jouissif.
Excellente surprise donc, très bon concert au Croft jeudi dernier, et une présence scénique vraiment particulière : les mecs sont taillés comme des arbalètes, portent des ripes hyper longues avec des franges médiévales, et cultivent une certaine ambiguïté sexuelle.
Mais quoi qu'on puisse en penser, niveau grosse patate, ils se posent là.
Une fois pris dans la tourmente sonique, difficile de s'en décrocher. Sorte de trance à "coups de guitares dans la gueule". L'impression de quatre individus qui ne font plus qu'un, une fois qu'ils sont sur scène. Ultra déterminés à casser la baraque, littéralement.
Impression confirmée lorsqu'on les a recroisés dans la rue après le concert, marchant en rangs serrés d'un pas cadencé, tels des guerriers d'un nouvel age musical en route pour l'apocalypse...



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